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02/06/2013

Préfaces Poésies

Préface à Poésies incomplètes

    Depuis l’enfance sans doute, Yann Le Puits a su son attirance pour la poésie des mots. Intellectuel du vocabulaire, sa chanson intérieure et abstraite a voulu nous offrir les étoiles de la littérature. Il a de la considération  pour le nuage qui sait pleurer, la main qui aime rire ! La divination, par tous ses rêves, rejoint sa propre réalité. Les mots écrits ne sont que les siens ; il submerge la vie, où éclatent ses sentiments, qui chez lui se multiplient et bouillonnent dans son tumultueux torrent. Il sait la lumière, il sait le quotidien, son astre est une femme, sa famille est divinité champêtre, son futur est un cri, et ses regards pleurent la tempête !

    Ses trois œuvres proposées ont une alliance : l’élan ! Cela va du saut à l’impulsion, du bond à l’ardeur, de la fougue à l’émulation, de l’emportement à l’élévation ! Son enthousiasme est plus « furia » que zèle. Sa route devient mille chemins, où ses bosquets viennent nous surprendre.

    Sentimental, il a souvent peur, son rire est un masque, son sourire est une blessure. Ses cicatrices sont celles d’un laboureur d’une terre meurtrie. Sillons de vie, amour, harmonie, plénitude, terreau ! La graine, la semence, le bourgeon, l’arbre… Tout lui appartient, ce sont ses trésors, il y cache son cri. Son âme est liberté, son présent côtoie l’éternité !

    Faire une préface, c’est déjà admettre que la Poésie, cette gente Dame, a tous les droits ! C’est celle du culte des images. Elle se moque du regret, des traditions, car son passé devient demain. Notre ami, ce profond poète, a confiance en l’aurore qui guide sa plume, en l’herbe de la colline où les fleurs sont ses mots. Son temps, c’est la toile du peintre, où pleuvent les couleurs.

    Déjà, en 198O, quand  j’étais responsable de notre Cercle Poétique, Art et Poésie de Touraine, j’avais dit de Yann Le Puits qu’il abordait ses poèmes en pensant au songe, à la voix, à la brûlure, cela dans une sorte de solitude. Déjà, il voulait comprendre, explorer l’écriture neuve et offrir le fruit de ses recherches. C’est une démarche de passion.

    C’est un poète insatiable. Beaucoup de jugements parlent de paraboles. J’aime mieux penser aux allégories, où l’âme est développée, non pas par comparaisons, mais par volonté d’écarter les paravents, afin de tout dire !

    Nul doute de sa recherche en vue d’un perfectionnement spirituel et intimiste. Ascète, oui, mais avec sa propre morale, il aime nous surprendre, nous emmener sur ses chemins de terre et de feux ! Alors, nos pas iront dans les siens, et notre surprise sera de croire que ses empreintes indélébiles deviennent les nôtres ! Ce poète parle de l’amour comme d’un arc-en-ciel, la noblesse est présente, tendue vers le sublime idéal. La banalité, le vulgaire, le prosaïque, ne sont pas son genre. Il est un « découvreur » de la nuance, du mot additionné à la pensée vierge ! Il veut surprendre, car il a son trop-plein de tendresse, d’amour ; il désire que nous sachions ce qu’il cache au tréfonds de lui-même.

    Comme Colette, il reste attaché à la suprême vie, il sait le cep torturé, le pampre et la vrille de la vigne. «  L’écriture est-elle mon cri ? » disait-elle ! Lui aussi ! Le poème est son souffle, parfois joie, souvent chagrin, mais quand il est amour, il étincelle et ses paillettes sont des étoiles ! Il est son prêtre, qui offre son imprimatur, pour la sublime naissance de l’écrit. Nous devons comprendre !

    Le poète souvent marque son territoire, comme Virgile, le poète laboureur, il veut faire son sillon dans la terre des mots, où, hélas, son soc luisant extrait aussi des maux ! La souffrance, l’injuste douleur de l’âme, obligent le poète à la chanson des mots. Il n’a pas le droit à la faiblesse. Son courage, c’est de dire, même le « Jardin Secret » ! A l’envie pour l’envie, il doit écrire !

    Le rameau, le bourgeon, la feuille aux mille plis, une goutte de rosée, l’aurore rose, l’aile de l’oiseau, la larme de l’épouse aimée, Yann Le Puits ose fouiller dans son cœur et torturer son âme. Son vers comme une lame de couteau entre en vous soudain. Mais, en souriant, nous lisons de nouveau, et l’on se dit : « C’est vrai ! »

    C’est simple de talent, c’est personnel, sous la caresse du soleil des mots, comme le papillon, il écarte ses ailes, voluptueux et insensé.

    Une préface, on souhaiterait parler comme « Emaux et camées » de Théophile Gautier ! Que dire, qui ne blesse pas le poète, dont les vers, les mots ne sont qu’à lui , si profondément, extrêmement qu’à lui !

    Le vieil homme que je suis, vieux sage devenu avec ses 79 ans, est troublé de faire encore une préface, alors que sa besace abîmée en a une vingtaine à son actif ; mais pour l’Ami-Poète, je devais dire l’émouvante vérité. Mais bien sûr, chacun a la sienne !

       Daniel Gaultier, Poète, à Marseille, avril 2OO6.

 

Avoir les honneurs de

   Cela n’arrive pas si souvent, au cours d’une vie ordinaire…

    J’aurai l’honneur d’être mis à l’honneur, le lundi 3 juin 2013, de 16 à 18 heures, au Pampre Fou (oui, prenez vos pillules anti-folie !) 54 avenue de Grammont, à Tours, dans le cadre des activités d’Art et Poésie de Touraine. Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles. Ne riez pas, la salle n’est pas grande. Seule condition : prendre une consommation.

    M. Guy Péricart me présentera, me posera des questions à propos de mes livres ; puis, j’en lirai des extraits et parlerai de l’œuvre de Bernard Clavel.          Ensuite viendra le dialogue avec le public. Pour finir, je dédicacerai mes livres. Venez nombreuses et nombreux !

 

Le très obscur et l’indigne Yann Le Puits 

09:43 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)

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