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31/03/2015

Ulysse 25

Ulysse, l’œuvre multidimensionnelle (25)

(Conférence, donnée au LAC , le 12 avril 2014)

 

Deuxième partie

 

 

11 Sirènes

    « Les sirènes », chapitre musical : le sens des mots compte moins que les sonorités. D’où le recours fréquent à l’allitération et les nombreuses allusions à un opéra, La rose de Castille ; or, Bloom et Marion se connurent à Madrid.

   Le comptoir du Ormond bar se dresse, comme un « récif ». Miss Lydia Douce et Miss Mina Kennedy causent de babioles féminines et d’un inépuisable sujet, la bêtise masculine. Bloom sait que Stephen est passé au bar, avec Mulligan. Les jeunes hommes sont attirés par les sirènes, supposées vierges.   Comme Marie, elles portent des  habits blancs et bleus.

    Les douceurs du péché occupent la pensée de Bloom. Par exemple, il voudrait acheter un jupon pour Marion.

   Le père Cowley se met au piano et Ben Dollard chante, de sa superbe voix. Simon Dedalus chante aussi, à la satisfaction générale. Bloom se dit que son organe de ténor aurait pu lui apporter la fortune. Boylan, bouillant d’impatience, cahote cahin-caha vers le rendez-vous.

  Les réflexions de Bloom roulent sur la musique : tout peut en produire, par vibrations ; ensuite, viennent les femmes, l’amour, la vieillesse, le fils mort, images qui filent.

    Dans une vitrine, il lit la phrase célèbre de Robert Emmet, chef indépendantiste du 18e siècle, après sa condamnation à mort  : « Lorsque mon pays prendra sa place parmi les nations de la terre, alors et alors seulement, que l’on écrive mon épitaphe. Je n’ai plus rien à dire ».

 

 

 

 

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