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13/06/2015

GRAMSCI

 

Une citation de Grmasci, à méditer

 

    « Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands-parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant. »

 

(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.

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24/05/2015

Ulysse 34

Ulysse, l’œuvre multidimensionnelle (34)

(Conférence, donnée au LAC, le 12 avril 2014)

 

 Bibliographie

 

Œuvres de Joyce

 

Occasional, political and critical writings, chez Oxford University Press.  Introduction et notes de Kevin Barry, 348 pages, paru en 2000.

 

Poems and exile, chez Penguin Books, 384 pages, paru en 1992. Introduction et notes de J.C.C. Mays.

 

Dubliners, ou Gens de Dublin, chez Penguin Popular Classics, 256 pages, paru en 1996.

 

A portrait of the artist as a young man, ou Portrait de l’artiste jeune homme, chez Oxford’s Wolrd’s Classics, 289 pages, paru en 2008. Introduction et notes de Jeri Johnson.

 

Ulysse, chez Penguin Twentieth-century Classics, 650 pages, édité en 1986. Préface de Richard Ellmann.

 

Ulysse, chez Oxford University Press, 980 pages, paru en 2007. Préface et notes de Jeri Johnson.

 

Ulysse, version française, traduction d’Auguste Morel, deux volumes, 1.042 pages, paru chez Gallimard, en 1982.  

 

Biographies et ouvrages critiques

 

Joyce, de Jean Paris, collection « Ecrivains de toujours », au Seuil, 191 pages, paru en 1988.

Joyce, Magazine littéraire, numéro 161, mai 1980. Pages 8 à 45.

 

James Joyce et la création d’Ulysse, de Frank Budgen, chez Denoël, 335 pages, paru en 2004. Traduction de l’anglais, par Edith Fournier.

 

James Joyce, de Andrew Gibson, 190 pages, paru en 2006, chez Reaktion Books, collection Critical Lives. Introduction de Declan Kiberd.

 

Dubliners, analyse de John Brannigan, 100 pages, paru chez York Notes Advanced, paru en 1998.

 

A portrait of the artist as a young man, analyse de Harry Blamires, 80 pages, paru chez York Notes Advanced en 1884.

 

Joyce and Shakespeare, a study in the meaning of Ulysses, de William M. Shutte, 197 pages, paru chez Archon Books, en 1957.

 

Homère et la Grèce

 

L’Odyssée, Homère, 508 pages, préface de Jean Bérard, au Livre de Poche, en 1960.

 

La Méditerranée d’Ulysse, magazine Géo, numéro hors série, paru en 2004/ 135 pages.

 

Guide mythologique de la Grèce et Rome, de Georges Hacquard, 278 pages, paru chez Hachette, collection Faire le point, en 1976.

 

L’univers, les dieux, les hommes, de Jean-Pierre Vernant, 323 pages, paru chez Grand Caractère en 2000.

 

Jean-Pierre Vernant, Mythe et pensée ches les Grecs, François Maspéro, 196( puis 1971. Deux volumes, 376 pages. .

 

Shakespeare

 

Hamlet, traduction de François-Victor Hugo, revue par Sylvie Herbinet, 223 pages, paru chez Hachette, les Classiques, en 1994.

 

The complete works of Wiiliam Shakespeare, 1.099 pages, don’t Hamlet, page 846 à 882, paru en 1974.

 

William Shakespeare, Oeuvres completes, édition bilingue, collection Bouqins, chez Robert Laffont

  

William Shakespeare, Œuvres complètes bilingues, parues chez Bouquin

 

Shakespeare’s lfie and times, de Roland Mushat Frye, paru chez Faber and Faber, 1967

 

Histoire et culture de l’Irlande

 

L’Irlande, de Jennifer Heurley, 125 pages, aux Presses Universitaires de France, collection Que sais-je, paru en 2003.

 

Famine, de Liam O’Flaherty, roman, 448 pages, paru chez Woflhound Press, en 2000.

 

Contes et légendes d’Irlande, traduction du gaélique et préface de Georges Dottin, 237 pages, paru chez Terre de Brume, en 2011.

 

 

 

28/04/2015

Coup de gueule poli

Coup de gueule poli 

 

Dimanche 5 avril 2015

  

Le Sieur de Sainte-Cythia, depuis la croisée de sa chaumière seigneuriale et ligérienne, jouit d’une vue d’aigle, sur la passerelle au nom glorieux et impérial. Quoi de plus louable, puisque le manoir appartint à cette armée, dotée d’oiseaux de tonnerre et de feu ?

Le susdit ci-devant, le si cher élu de nos urnes locales, gentilhomme paré d’un auguste prénom, noblement réputé pour son dynamisme immobilier, depuis quelques jours doit être un peu moins brillant qu’à l’accoutumée.

Hélas, mille fois hélas ! Ingratitude de l’époque, à l’opinion trop souvent dictée par la vindicte populacière ! Il va falloir qu’il explique comment, par quel tour de passe-passe ou de magie, la campagne de propagande du très subtil, du sublime guide et génie de l’Union pour un Magouillage Princier, j’ai nommé Nikolaï Zigomar, seigneur magyar de très antique souche aristocratique, a fini par coûter deux à trois fois plus de louis d’or que prévu.

Difficile de prétendre, lorsque vous disposiez de l’escarcelle, que vous ne vous rendiez pas compte de bizarreries, de la munificence et du déploiement de luxe, du faste pseudo gaullien : montagnes de foie gras, avalanches de caviar, fleuves de champagne, etc. Ce Monsieur, fils de figaro, aura probablement tôt appris à tondre les citoyens, contribuables à merci… 

Cette « affaire », mot pudique pour éviter de dire «  escroquerie » n’est qu’une parmi tant d’autres, la liste infinie des « indélicatesses », autre litote, dont nos hommes politiques ont le divin secret. Ils voudraient que nous les respections, alors qu’eux-mêmes ne respectent pas l’esprit de la démocratie, en bafouant les lois, pour la seule satisfaction de leur égo et l’infini accroissement de leur patrimoine, même si cela doit se réaliser au détriment des deniers publics.

 

                                                         Riwal von Tapfesherz, notre correspondant local à Sainte-Cythia 

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