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07/08/2015

Le sionisme contre l'humanité

  

le sionisme contre l'humanité

 

   Un bébé de dix-huit mois meurt carbonisé, dans l’incendie d’une maison, en Cisjordanie, parce que des sionistes jusqu’au-boutistes ont décidé que la famille palestinienne devait en être expulsée. Pauvre, lamentable humanité, si peu humaine envers elle-même… 

   Une fois de plus, nous assistons à la victoire de l’aveuglement idéologique, de la folie meurtrière à prétextes religieux. Ils tuent, au nom d’un Dieu, qui pourtant aurait édicté, parmi ses commandements : « Tu ne tueras point ».

   Ils spolient et massacrent, pour la gloire d’un dieu qui n’a jamais existé que dans l’imagination délirante de gens, qui ont la trouille aux tripes, la pétoche de crever comme des rats.

 

   Il faut croire que, pour ces zélotes, un bébé palestinien n’appartient pas à l’espèce humaine. De même que, pour les nazis, les Juifs n’étaient pas des hommes. L’auraient-ils oublié ? Si oui, c’est dommage pour les Palestiniens, pour les Israéliens, pour nous tous…

16:11 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)

16/07/2015

Crachats sur la gueule des racistes

Crachats sur la gueule des racistes

 

   Par nature, les étrangers sont dangereux, la chose est bien connue. Aux États-Unis d’Amérique, même s’ils ont la nationalité américaine depuis un siècle et demi, les Noirs sont restés des « bougnouls », aux yeux de quelques attardés politiques.

   C’est pourquoi il semble sain et légitime, pour son anniversaire, d’offir à une jeune blanc-bec, un béjaune à la tête fêlée... une arme à feu ! Sage précaution, pour se défendre contre les « vilains Négros à gueules de singes », pas vrai ?

   Et, comme la meilleure défense est l’attaque, le jouvenceau boutonneux va décharger son joyeux joujou dans une église fréquentée par des « mal lavés, mal blanchis ». Il en tue neuf.

   Oh, une bagatelle, une plaisanterie ! Lorsque l’on est citoyen sudiste, averti des choses de la vie, on trouve cela normal, louable même ! Plus vous tuez de ces « animaux », et plus ils vous respectent, pas vrai ?

   « Nous, les laiteux, nous sommes supérieurement supérieurs ! D’ailleurs, le génial Adolf l’a dit, l’a prouvé ! Allez chercher une plus haute référence ! Nous appartenons à la race des maîtres, qu’on se le dise ! Cela nous donne le droit de zigouiller autant de sales nègres qu’il nous plaît ! Gare à toi, Obama ! »  

    Comme disent les braves gens : « On n’arrête pas le progrès. »

16:04 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)

13/06/2015

GRAMSCI

 

Une citation de Grmasci, à méditer

 

    « Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands-parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant. »

 

(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.

10:10 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)