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24/08/2013

Le questionneur 3

 “A book worth reading is a book worth buying.” John Ruskin

Un livre, qui mérite d’être lu,  mérite qu’on l’achète.

 (Publicité vue en Grande Bretagne, dans une librairie. A méditer).

 

Le questionneur (3)


  « Voilà, Monsieur, je vous ai vu descendre ce chemin assez difficile, où il y a des trous, des racines et des cailloux, mais sans hésiter ni trébucher. Comment faites-vous ? »

    Je lui exposai, grosse modo, ce que vous venez de lire, à propos de l’amblyopie. Si je puis dire, ce fut pour lui, visiblement, une découverte. Il me dit qu’une émission de télévision avait évéillé sa curiosité. Il s’agissait d’un homme qui, à cause d’un accident, avait perdu la vue, mais l’avait retrouvée ultérieurement, grâce à une opération.

   

09:43 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)

23/08/2013

Le questionneur 2

  

“A book worth reading is a book worth buying.” John Ruskin

Un livre, qui mérite d’être lu,  mérite qu’on l’achète.

 (Publicité vue en Grande Bretagne, dans une librairie. A méditer).

 

 

Le questionneur (2)

  

Ces préliminaires m’amènent à conter une anecdote, que j’ai vécue récemment, et qui montre à quel point nous, les amblyopes, nous surprenons le passant.

      Je me promenais au parc de la Perraudière, à Saint-Cyr-sur-Loire, et j’étais presque arrivé au mur, qui surplombe la route nationale, lorsqu’un jeune homme m’a accosté. Il désirait, me dit-il, me poser une ou deux questions. Voudrais-je lui répondre ?

    Je fus d’abord méfiant. Usait-il d’un prétexte, pour ponctionner ma bourse ? A l’abri de mes lunettes noires, je l’examinai aussi bien que je le pus. Il ne me parut pas démuni.

 

    

09:52 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)

22/08/2013

Le questionneur 1

Le questionneur (1)

   

    Ceux qui me connaissent savent que la médecine m’a relégué, sans appel, parmi les amblyopes, plus communément nommés « malvoyants ». Or, je récuse le deuxième mot, à cause de la négativité attachée au « mal ».

    Osons-le : l’aveugle rassure, parce que de lui les « bien voyants » chérissent l’image d’une personne plongée dans la plus totale obscurité. La cécité vous classe, de façon définitive.

    Pour les gens à la vue normale, l’amblyope reste une énigme. Que voit-il et que ne voit-il pas, à quelle distance et comment ? Etre d’une suprême étrangeté, il navigue entre les deux extrêmes supposés, la bien voyance et la cécité.

    C’est oublier premièrement qu’il existe bien des pathologies différentes, qui ne causent pas exactement les mêmes gênes ; deuxièmement, la législation française donne au mot « cécité » un sens plus large que l’on veut le croire. Légalement, beaucoup d’amblyopes peuvent faire inscrire, sur leur carte d’invalidité, la mention « canne blanche » et se servir de la dite canne, au moins pour leur sécurité, lorsqu’ils doivent traverser une rue passagère.

 

"A book worth reading is a book worth buying." John Ruskin

Un livre, qui  mérite d’être lu,  mérite qu’on l’achète.

 (Publicité vue en Grande Bretagne, dans une librairie. A méditer).

09:27 Publié dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0)