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09/04/2014

SVEVO 26

Italo Svevo, un provincial universal 26

 Por lo demás, tampoco se puede decir que el escritor (e industrial, no lo olvidemos) se desmarcase demasiado de los aires totalitarios de la Italia de los 1920. Él nunca fue un fascista de carnet, pero los Veneziani apoyaron el ascenso de Mussolini, so pretexto de que era un mal menor al lado del amenazante bolchevismo. La fábrica de pintura acabó ganando mucho dinero durante la guerra y, en 1925, Ettore aceptó un premio del Estado por sus servicios a la industria. Livia Venziani, además llegó a ser militante del Fascio femenino. 

 

Italo Svevo, provincial universel 26

 

    Par ailleurs, on ne peut pas dire que l’écrivain (ou, ne l’oublions pas, l’industriel) se soit vraiment démarqué de l’atmosphère totalitaire de l’Italie des années 1920. Il ne fut jamais adhérent du parti fasciste, mais les Veneziani soutinrent l’ascension de Mussolini, sous prétexte que c’était un moindre mal, comparé à la menace bolchévique. L’usine de peinture réussit à gagner beaucoup d’argent pendant la guerre et, en 1925, Ettore accepta un prix de l’Etat, pour les services rendus à l’industrie. De plus, Livia Veneziani finit par être militante de la branche féminine du parti fasciste. 

 

 

 Avec l’aimable autorisation de la revue Que leer. Texte de Carles Barba.

 

 

08/04/2014

SVEVO 25

Italo Svevo, un provincial universal 25

    Fue víctima del antisemismo latente, en la Italia que se ecnaminabla hacia el fascismo, pero acabó apaoyando a Mussolini como mal menor.

 

 

 Todos estos homenajes desquitan al triestino de una larga y terca cerrazón hacia su escritura. Y, a pesar del enfisema pulmonar que se le declara por entonces (fruto de largos años de fumar), se afana en emborronar relatos de tan alta calidad como Corto viaje sentimental o La historia del buen viejo y la be lla joven, que se publicarán póstumamente. Joyce no se cansa de celebrar al gran amigo de sus años adriáticos y, a través del Pen Club, organiza en marzo de 1928 en París un gran acto en su honor, al que asisten una cincuentena de intelectuales europeos. La derecha italiana más cerril se resiste, sin embargo, a sumarse a estos plácemes. Se habla de un complot judío para entronizarle y el diario La Sera llega a señalar: “En su vida real, Italo Svevo tiene un nombre semita: Ettore Schmitz”.

 

Italo Svevo, provincial universel 25

 

   Il fut victime de l’antisémitisme latent de l’Italie en marche vers le fascisme, mais il finit par soutenir Mussolini, comme le moindre mal.

 

    Tous ces hommages compensent, pour le triestin, la longue et tenace obscurité, que subit son écriture.Et, malgré l’emphysème pulmonaire qui se déclare alors, résultat de longues années tabagiques, il s’efforce ou s’acharne à griffonner frénétiquement des récits d’aussi grande qualité que Court voyage sentimental ou L’histoire du bon vieux et de la belle jeune femme, qui paraîtront de façon posthume.

    Joyce n’arrête pas de célébrer le grand ami des années passées sur les rives de l’Adriatique et, avec l’aide du Pen Club, il organise à Paris, en mars 1928, une grande cérémonie en son honneur, à laquelle assistent une cinquantaine d’intellectuels européens. La droite italienne la plus bornée refuse, cependant, d’y joindre ses louanges. On parle d’un complot juif pour  le sacraliser et le quotidien La sera (Le soir) en vient à déclarer : « Dans la vie réelle, Italo Svevo a un nom sémite : Italo Schmitz ».

 

Avec l’aimable autorisation de la revue Que leer. Texte de Carles Barba.

 

 

07/04/2014

SVEVO 24

Italo Svevo, un provincial universal 24

 

  Por fin, en 1925, el poeta Eugenio Montale rompe desde Italia una lanza por su compatriota y firma el ensayo Omaggio a Svevo, donde entre otras cosas agudas dice: “Non senza verita si è affermato che Svevo ha scritto tre volte lo stesso libro: ma bisogna aggiungere che ogni suo libro è un libro diverso e l’atappa di un camino que dove va essere compiuto”. Montale, rompe desde Italia una lanza por su compatriota y firma el ensayo Omaggio a Svevo, donde entre otras cosas agudas dice: “Non senza verita si è affermato che Svevo ha scritto tre volte lo stesso libro: ma bisog- na aggiungere che ogni suo libro è un libro diverso e l’atappa di un camino que dove va essere compiuto”. Montale, en definitiva, señala la condición de work in progress del corpus sveviano, que se va desplegando como un ciclo recurrente y cada vez más rico de matices. 

 Italo Svevo, provincial universel 24

 

  Enfin, en 1925, le poète Eugenio Montale rompt une lance pour son compatriote, depuis l’Italie, et signe l’essai Omaggio a Svevo (Hommage à Svevo) où, entre autres choses subtiles, il dit : « Non senza verita si è affermato che Svevo ha scritto tre volte lo stesso libro ; ma bisogna aggiungere che ogni suo libro è un libro diverso e l’atappa di un camino che doveva essere compiuto ».  (Non sans raison, on a affirmé que Svevo a écrit trois fois le même livre, mais il faut ajouter que chacun de ses livres est différent et l’étape d’un chemin qui devait être parcouru ». Montale, en définitive, souligne la caractéristique de work in progress (6) du corpus svevanien, qui se déploie comme un cycle récurrent, à chaque fois plus nuancé.

 

   Avec l’aimable autorisation de la revue Que leer. Texte de Carles Barba.

    

(6) Work in progress, de l’anglais « travail en cours », titre que James Joyce avait donné, provisoirement, à son dernier livre, Finnegans wake, pour une parution en revues, jusqu’à l’édition intégrale. L’auteur de l’article semble dire que Eugenio Montale trouvait, dans l’œuvre de Italo Svevo, une parenté avec celle de Joyce, dans la mesure où l’écriture se réinvente elle-même perpétuellement, dans un processus de construction/déconstruction, déjà présent dans Ulysse. Lorsque j’aurai lu tout Svevo, je me prononcerai à ce sujet, mais lirai-je un jour Finnegans wake, réputé illisible ? Après deux ans de travail sur Ulysse, qui en mériterait dix de plus, c’est douteux.